
Nous sommes profondément touchés et infiniment tristes de la disparition brutale de Kristina Rady. Nous avons tant apprécié sa personnalité dans la gestation de notre pari un peu fou de rassembler des énergies et des sensibilités artistiques autour de notre projet de Fédération de festivals « De Concert ! ». Kristina vivait au rythme des grandes rencontres entre son Europe centrale et la nôtre, apportant à nos réflexions la richesse d’un regard étoffé d’expériences artistiques multiples et d’une écoute simple et généreuse. Elle apportait de la joie, un plus indispensable à nos rencontres, avec ce regard humble et curieux des gens et du sens artistique qui évite le piège des postures et des parti pris hatifs.
Avec elle, c’est une précieuse partie de notre diversité qui s’éloigne et qui nous montre plus encore peut-être, par son absence brutale l’importance de l’écoute et de la générosité dans un projet artistique partagé.
Pour tout celà, Kristina, tu nous manques.
Jean-Paul Roland et Paul-Henri Wauters
et tous les membres de la Fédération De Concert!
crédit photo : Alex Stevens
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Le rock et le rap, outils de subversion face aux mollahs. Le docu-fiction Les Chats Persans, de l’Iranien Bahman Ghobadi, est “une ballade ivre dans un sidérant Téhéran pop” (Les Inrockuptibles). Tourné à la sauvette, en dix-sept jours, Les Chats Persans offre à voir le combat des jeunes iraniens face à l’oppression du pouvoir pour s’adonner à leur passion, la musique. Ce film magnifique respire l’urgence : il s’agit de célébrer une génération sacrifiée, à la vitalité et au talent ébouriffants, en dépit des menaces et des brimades… Bahman Ghobadi, réalisateur aujourd’hui exilé à Paris, a filmé ces jeunes musiciens, leur ferveur, leur rage et leur énergie contagieuses clandestinement, caméra à l’épaule, et dresse un portrait décapant de l’Iran.
Si l’actualité donne un reflet tout particulier à ce film lauréat du prix cannois Un Certain Regard, Les Chats Persans est aussi l’occasion de jeter un oeil sur une scène musicale iranienne à contre-courant des idées reçues, où le le hip-hop le dispute au métal. (Lire la suite…)

A Vendôme (Loir et Cher), le festival des Rockomotives (prononcé « Rocko ») propose en fin de semaine et de mois d’octobre, un plateau musical d’après-midi de belle facture en la Chapelle St Jacques, référence nominale à Compostelle, posée pile sur l’itinéraire pèlerin. Début des célébrations vendredi, avec en ouverture et avant la pop indé et charmante, reprise en chœur, des canadiens Clues, celle minimaliste du trio anglais Micachu. Conduit par une jeunette androgyne agitée, ça reste joyeux et ça rigole entre les morceaux.
Les sessions chapelle se poursuivront dans l’allégresse le lendemain avec la bonne idée d’un plateau Talitres, label bordelais de grande tenue. Après le folk rock délicat mais appuyé de The Sleeeping Years, conduit par Dave Grundle, ex-leader des Catchers, on a bien cru devoir fuir les lieux face à la bande de hippies qui lentement prenait la scène.
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Une promenade digestive sur les rives du Lac Osisko pour le Piknic électronik où, en plein après midi ensoleillée et cagnarde, on retrouve avec plaisir nos fiers camarades de High Food dont on connaît le goût sûr. Présentation sur scène de leurs nouveaux poulains électro : Le Matos, soit 3 jeunots sapés blaser noir et blanc, façon Le Prisonnier Mac Gohan. Avec leur remix électro de Coeur de Pirate, ils font danser les gosses du parc et grommeler les pros, ces adultes jamais contents. On quitte la place pour un pot avec Madame la -sympathique- Ministre de la Culture et manquons avec regret le set du génial Ghislain Poirier qui s’installe aux platines et précède Omnikron. Reprise du copieux programme en soirée avec en songwritter toute puissante : Ariane Moffatt, véritable star au pays et abonnée du festival (avec 3 passages depuis 2004, elle gratte le score de Olivia Ruiz au Malsaucy !)
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A Rouyn-Noranda, petite ville aurifère du Québec sise à 700 kms de Montréal (Canada), il y a un type remarquable, un gars extra qui fait crac boum hue, un jeune homme qui se démène avec passion pour la musique chez nos cousins francophones. Sandy Boutin est l’heureux initiateur et boss d’un joli Festival des Musiques Emergentes (FME). Le genre de garçon à offrir un BBQ méchoui géant (avec entrée et dessert !) à tous les festivaliers quand résonnent les premières notes (rock) au Cabaret de la Dernière Chance, rade bien nommé au vu des vertigineuses immensités forestières qui couvrent une région -Québec- 2,5 fois grande comme la France mais avec 8 fois moins d’habitants.
Le soleil est au rendez-vous pendant les 5 jours de festivités de cette 7eme édition, même si tout celà se passe en majorité dans les bars de la ville, hormis quelques instants musicaux à la marge (session électro dans le parc municipal, afters dans une ancienne église !).
Seconds à l’ Ipod Battle, prem’s au Karting Race, pas les derniers à l’apéro mais bredouilles à la pêche : les gars des Eurockéennes se sont, dans l’ensemble, plutôt bien tenus.
La météo et la géo posées, le palmarès dévoilé, passons au menu musical et retenu.
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