Dernière mission pour le journaliste fm-r infiltré dans l’univers tumultueux de GéNéRiQ : suivre la clôture du festival qui passe notamment par une sortie rock’n'roll dans une citadelle fortifiée belfortaine. Ambiance…
« This one is for dancers ! » - 22 février, Belfort – Le Château. Manque pas d’air le chanteur de Jim Jones Revue. Voilà 72 heures qu’on se démène de bibliothèques en salles de concert, de bars en dancefloors et faut encore qu’on se fasse invectiver le dernier jour par un chanteur à noeud pap’. A sa décharge, on reconnaîtra au londonien d’avoir mis un peu de chaleur dans un dimanche aprèm qui en manquait cruellement. Jim Jones ? Ca sonne un peu comme des standards façon fifties ou sixties ; du Little Richard ou du Jerry Lee Lewis qu’ils disent dans les Inrocks. Un rock n’roll pur et dur donc qui ne ré-invente rien. Sans doute ce qui fait tout son charme. Un peu plus tôt, le duo allemand Schwefelgb squattait d’autres combles de la citadelle belfortaine. Une performance électro quasi-punk à vous faire remonter des souvenirs de nuits berlinoises. Comble du bonheur : la chemise cow-boy du frontman façon Buffalo-Grill de Moulins. C’est ce qu’on appelle avoir le sens du détail. (Lire la suite…)
Vendredi 16 novembre, retour en terre belfortaine pour Loney Dear et Andrew Bird après leurs passages respectifs aux Eurockéennes en 2007 et 2005. Une Poudrière plut?t remplie, des pops-songs comme s’il en neigeait, voilà de quoi se réchauffer des premiers frimas.
Andrew Bird est un type calme. Très calme même. Entre deux siestes, on p?labre avec lui autour de ses souvenirs du festival. On se replonge deux ans en arrière, un soir d’été où les bambins de Sonic Youth croisaient au hasard d’une loge le song-writer venu de Chicago. Ce jour là, c’était la première grande scène de sa carrière. Ce soir, c’est la plus petite de sa tournée. Tant mieux. Juste le temps de lui conseiller de jeter une oreille sur les chansons de l’amie Mina Tindle et Andrew Bird se replonge dans un nouveau sommeil… Pour mieux éclabousser ensuite la salle de ses chansons raffinées, émaillées de digressions violonesques et de quelques notes de glokenspiel.
> La sélection d’Andrew Bird
My Morning Jacket ? The Bear
La fin de soirée est pour nous l’occasion d’un rapide flashback. Fin avril, back from SXSW festival (Austin, USA, à droite après le rond point), un membre du service progra des Eurocks nous l?che une maxime dont il a le secret. « Dans six mois, Loney Dear c’est U2 ». Huit mois plus tard, le pronostic ne tient plus. Mais renseignement pris, Loney Dear n’est pas insensible à la musique de la bande à Bono. Le chanteur, de son vrai nom Emil Svanängen, souhaite même relever le défi de notre booker. Prudent, le gar?on préfère tabler sur 50 ans… La soirée se termine autour d’un beaujolais, nouveau et donc forcément exotique quand votre ville d’origine s’appelle Jönköping.
> La sélection de Loney Dear
Jan Johansson - Visa från Utanmyra