
Sawah, où le clash musical entre deux univers. De belles perspectives artistiques entre le folk émotionnel de la française d’origine berbère Hindi Zahra et la tradition de ce collectif d’instrumentistes El Tanbura, bâtie autour de la Simsimiyya, lyre du temps des pharaons.
Pendant tout le mois de juin, suivez les étapes d’une création portée par les Eurockéennes qui dépasse le cadre d’un simple concert.
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iROCK est un web docu qui propose une déambulation dans les coulisses des Eurocks 09 en suivant à la trace une vingtaine de groupes, d’artistes et de pro du secteur.
Par où commencer, qui suivre, où aller, avec qui continuer… ?
Avec les Naive New Beaters qui ont avalé un clown ? avec Didier Wampas et ses wampettes ? Avec Charlie Winston ou la machine à dédicaces ? Avec les Slipknot en causette au coin du feu ? Avec un Slimmy aux mains moites avant le show ou alors tranquille, à la fraîche, au bord du lac avec les vip et petits malins qui traînent backstage ?
www.irock.fr

En France on n’a pas de pétrole, mais on a Membrane. Hormis le fait d’avoir choisi un nom complètement pourri, le groupe, révélation des tremplins Eurocks 2004, confirme lundi soir à la Poudrière qu’il n’a rien perdu de sa puissance de feu. Bien calés sur leurs appuis, les trois musiciens balancent une noise pleine d’intensité, qui évolue vers un post-hardcore à la Neurosis période fin des années 90, avec les morceaux construits sur des boucles qui se déploient en crescendo sur dix minutes. Un petit sentiment de déjà entendu, donc, mais une sensation impressionnante malgré tout.
Et je ne peux hélas pas vraiment en dire plus car j’ai manqué une partie du set, retenu que j’ai été sur la scène du CCN de Belfort pour « I Offer Myself To Thee » : un spectacle musical et chorégraphique du danseur et parolier Jeremy Wade, accompagné de deux musiciens. Ces derniers soutiennent, au moyen d’un krautrock planant, un propos un tantinet néo-hippie sur, en gros, le conflit entre les aspirations cosmiques de l’individu et l’univers sensoriel étriqué de la société moderne – c’était en anglais, il ne faut pas trop m’en demander non plus. Après une alternance de moments euphoriques et anxiogènes, tout se résout plus ou moins dans une espèce d’affirmation de l’amour comme solution à tous les problèmes. Ce qui serait génial si c’était vrai…
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Il y a des jours comme ça, qui commencent par des expériences délicates, de jolies nuances et des affects paisibles, et qui vous amènent tranquillement, presque imperceptiblement, à un déluge d’ultra-violence.
C’est ainsi que ce vendredi, dans la pâle lueur de l’aube parisienne, à 11h du matin, j’ai retrouvé l’ami F., que je nommerai le Docteur, à la fois pour respecter son anonymat (F. a récemment quitté femme, enfant et travail pour venir à Impetus) et pour souligner le rôle précieux qu’il joue à mes côtés - tant il est vrai que le Docteur a toujours avec lui les substances et les méthodes thérapeutiques qui conviennent pour tempérer mon instabilité émotionnelle et mon hyper-sensibilité au post-hardcore. Et c’est ainsi que tous deux nous avons bouffé du pneu enragé, Cult Of Luna à fond dans les enceintes, direction la Franche Comté.
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Il paraît qu’il y a des gens qui croient aux vertus curatives de la musique. Ces gens sont convaincus que la musique dégage des ondes positives, de “bonnes vibrations” qui stimulent les centres du plaisir à l’intérieur de notre cerveau, et y sont à l’origine de la sécrétion d’hormones euphorisantes qui permettent de lutter contre l’anxiété et la dépression…
Mon avis est que ces gens là n’ont jamais écouté Eyehategod.
Cela fait déjà un bout de temps que je traîne mes guêtres d’universitaire diplômé dans tout ce que la musique compte de plus barré et de plus maladif, et je dois dire que j’ai rarement entendu quelque chose d’aussi désemparé, d’aussi irresponsable et d’aussi dépravé que la musique de ce groupe… Oh, certes, il existe dans le vaste genre Metal des trucs plus bruyants, plus trashs, plus “apocalyptiques”… Mais peu parviennent à égaler Eyehategod sur le plan de la misère existentielle.
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