16 avril 2010

IMPETUS, LA PROG DECRYPTEE part2

Impetus

“So, you wanna be hardcore?” lançait Notorious B.I.G. en ouverture de son hit de 1994, Machine Gun Funk… T’inquiète, on y pourvoie. Après le sludge, voici Sludge. Oui, ça se complique… Je reprends. Le sludge est un sous-genre du metal. Sludge est un groupe suisse qui arrache tout. Mais Sludge ne fait pas de sludge (ça aurait été trop simple): non, Sludge fait, comment dire, du “death metal hardcore mâtiné d’un tantinet de doom”… Un autre des 1.200 sous-genres cités plus haut…
Enfin, oublions les classifications. Sludge fait de la musique, et pas à moitié. Je n’ai jamais pu mettre la main sur leur classique “Scarecrow Messiah”, mais je me souviens des premières écoutes de leur dernier album, “Lava”: l’impression est énorme, gigantesque. On est saisi, happé, par un superbe fracas organique, une puissance de feu incroyable qui se déploie avec une maîtrise rare tout au long de compos ambitieuses et complexes, tendues à l’extrême, pleines de ruptures, de montées vertigineuses et d’effets tétanisants.
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12 avril 2010

HIGHWAY TO IMPETUS

Impetus Festival

En ce jour glorieux où je prends la plume pour vous parler d’Impetus, un soleil radieux entre par ma fenêtre, des senteurs de printemps chatouillent ma narine, et tout mon être est tendu vers la célébration de la nature, des gens et de la vie. Mais je décide de renoncer à tout ce bonheur futile et glisse l’album “In the Name of Suffering” d’Eyehategod dans ma platine. Et c’est parti pour un grand après-midi d’anxiété poisseuse et introspective… C’est un peu ça, en fait, l’effet Impetus: un grand vent d’inquiétude qui balaye la sérénité des beaux jours, une grosse claque à venir qui résonne dans la quiétude pépère du paysage des festivals français.
Le bébé n’est pas encore tout à fait né qu’il présente déjà les signes avant-coureurs des difformités physiques les plus sauvages et les plus révoltantes. Festival dédié aux “musiques et cultures divergentes”… Doux euphémisme destiné à ne pas éveiller la méfiance de Christine Boutin, oui! Car dans le secteur des musiques extrêmes, la prog’ annonce du lourd, du tendu, du malsain, et non Christine, il n’est pas tout à fait certain que la sensibilité des croyants y soit pleinement respectée - et le niveau des décibels non plus. Les connaisseurs jugeront: Eyehategod (”I hate God”, got it?) et Agnostic Front y côtoient Kylesa, Membrane et Sludge!
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