18 avril 2010

IMPETUS, LE COMMENCEMENT : AU DEBUT ETAIT EYEHATEGOD

Il y a des jours comme ça, qui commencent par des expériences délicates, de jolies nuances et des affects paisibles, et qui vous amènent tranquillement, presque imperceptiblement, à un déluge d’ultra-violence.
C’est ainsi que ce vendredi, dans la pâle lueur de l’aube parisienne, à 11h du matin, j’ai retrouvé l’ami F., que je nommerai le Docteur, à la fois pour respecter son anonymat (F. a récemment quitté femme, enfant et travail pour venir à Impetus) et pour souligner le rôle précieux qu’il joue à mes côtés - tant il est vrai que le Docteur a toujours avec lui les substances et les méthodes thérapeutiques qui conviennent pour tempérer mon instabilité émotionnelle et mon hyper-sensibilité au post-hardcore. Et c’est ainsi que tous deux nous avons bouffé du pneu enragé, Cult Of Luna à fond dans les enceintes, direction la Franche Comté.
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15 avril 2010

IMPETUS, LA PROG DECRYPTEE part1

 impetus

Il paraît qu’il y a des gens qui croient aux vertus curatives de la musique. Ces gens sont convaincus que la musique dégage des ondes positives, de “bonnes vibrations” qui stimulent les centres du plaisir à l’intérieur de notre cerveau, et y sont à l’origine de la sécrétion d’hormones euphorisantes qui permettent de lutter contre l’anxiété et la dépression…
Mon avis est que ces gens là n’ont jamais écouté Eyehategod.
Cela fait déjà un bout de temps que je traîne mes guêtres d’universitaire diplômé dans tout ce que la musique compte de plus barré et de plus maladif, et je dois dire que j’ai rarement entendu quelque chose d’aussi désemparé, d’aussi irresponsable et d’aussi dépravé que la musique de ce groupe… Oh, certes, il existe dans le vaste genre Metal des trucs plus bruyants, plus trashs, plus “apocalyptiques”… Mais peu parviennent à égaler Eyehategod sur le plan de la misère existentielle.
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12 avril 2010

HIGHWAY TO IMPETUS

Impetus Festival

En ce jour glorieux où je prends la plume pour vous parler d’Impetus, un soleil radieux entre par ma fenêtre, des senteurs de printemps chatouillent ma narine, et tout mon être est tendu vers la célébration de la nature, des gens et de la vie. Mais je décide de renoncer à tout ce bonheur futile et glisse l’album “In the Name of Suffering” d’Eyehategod dans ma platine. Et c’est parti pour un grand après-midi d’anxiété poisseuse et introspective… C’est un peu ça, en fait, l’effet Impetus: un grand vent d’inquiétude qui balaye la sérénité des beaux jours, une grosse claque à venir qui résonne dans la quiétude pépère du paysage des festivals français.
Le bébé n’est pas encore tout à fait né qu’il présente déjà les signes avant-coureurs des difformités physiques les plus sauvages et les plus révoltantes. Festival dédié aux “musiques et cultures divergentes”… Doux euphémisme destiné à ne pas éveiller la méfiance de Christine Boutin, oui! Car dans le secteur des musiques extrêmes, la prog’ annonce du lourd, du tendu, du malsain, et non Christine, il n’est pas tout à fait certain que la sensibilité des croyants y soit pleinement respectée - et le niveau des décibels non plus. Les connaisseurs jugeront: Eyehategod (”I hate God”, got it?) et Agnostic Front y côtoient Kylesa, Membrane et Sludge!
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