
Aujourd’hui c’est conférence de presse. Les journalistes vont assister à un bout des répétitions avant de pouvoir poser leurs questions.
Abdenour et Thomas (guitares) s’accordent avec Mohsen et Mimi (simsimeyas) de El Tanbura, enfin tout le monde s’accorde sur Nico (clavier) qui donne le La.
Sayed (derbouka), répète un “mawal” avec Zahra. Ce chant traditionnel appelant à la sagesse parle du sens du devoir : « Tu dois beaucoup à tes parents. Si ta patrie t’appelle, tu dois remplir ton devoir envers elle. Si ton ami a besoin de toi, tu dois être là pour lui ».
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Le deuxième jour est plus difficile à démarrer, la soirée de la veille a été longue. Tous ont assisté à un concert des El Tanbura, dans leur lieu cairote “El Mastaba” situé à Abdin, un quartier du centre-ville.
Le collectif El Tanbura existe depuis 22 ans et mêle plusieurs générations. Au fil des années et des décès, sept de ses membres ont cédé leur place. Ils proviennent majoritairement de Port-Saïd, ville du nord-est de l’Égypte, zone-franche et lieu de passage entre la méditerranée et le canal de suez.
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Sawah, où le clash musical entre deux univers. De belles perspectives artistiques entre le folk émotionnel de la française d’origine berbère Hindi Zahra et la tradition de ce collectif d’instrumentistes El Tanbura, bâtie autour de la Simsimiyya, lyre du temps des pharaons.
Pendant tout le mois de juin, suivez les étapes d’une création portée par les Eurockéennes qui dépasse le cadre d’un simple concert.
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