27 avril 2010

IMPETUS, THIS IS THE END

 impetus

En France on n’a pas de pétrole, mais on a Membrane. Hormis le fait d’avoir choisi un nom complètement pourri, le groupe, révélation des tremplins Eurocks 2004, confirme lundi soir à la Poudrière qu’il n’a rien perdu de sa puissance de feu. Bien calés sur leurs appuis, les trois musiciens balancent une noise pleine d’intensité, qui évolue vers un post-hardcore à la Neurosis période fin des années 90, avec les morceaux construits sur des boucles qui se déploient en crescendo sur dix minutes. Un petit sentiment de déjà entendu, donc, mais une sensation impressionnante malgré tout.
Et je ne peux hélas pas vraiment en dire plus car j’ai manqué une partie du set, retenu que j’ai été sur la scène du CCN de Belfort pour « I Offer Myself To Thee » : un spectacle musical et chorégraphique du danseur et parolier Jeremy Wade, accompagné de deux musiciens. Ces derniers soutiennent, au moyen d’un krautrock planant, un propos un tantinet néo-hippie sur, en gros, le conflit entre les aspirations cosmiques de l’individu et l’univers sensoriel étriqué de la société moderne – c’était en anglais, il ne faut pas trop m’en demander non plus. Après une alternance de moments euphoriques et anxiogènes, tout se résout plus ou moins dans une espèce d’affirmation de l’amour comme solution à tous les problèmes. Ce qui serait génial si c’était vrai…
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16 avril 2010

IMPETUS, LA PROG DECRYPTEE part2

Impetus

“So, you wanna be hardcore?” lançait Notorious B.I.G. en ouverture de son hit de 1994, Machine Gun Funk… T’inquiète, on y pourvoie. Après le sludge, voici Sludge. Oui, ça se complique… Je reprends. Le sludge est un sous-genre du metal. Sludge est un groupe suisse qui arrache tout. Mais Sludge ne fait pas de sludge (ça aurait été trop simple): non, Sludge fait, comment dire, du “death metal hardcore mâtiné d’un tantinet de doom”… Un autre des 1.200 sous-genres cités plus haut…
Enfin, oublions les classifications. Sludge fait de la musique, et pas à moitié. Je n’ai jamais pu mettre la main sur leur classique “Scarecrow Messiah”, mais je me souviens des premières écoutes de leur dernier album, “Lava”: l’impression est énorme, gigantesque. On est saisi, happé, par un superbe fracas organique, une puissance de feu incroyable qui se déploie avec une maîtrise rare tout au long de compos ambitieuses et complexes, tendues à l’extrême, pleines de ruptures, de montées vertigineuses et d’effets tétanisants.
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