21 avril 2010

IMPETUS, JOUR DES SAIGNEURS

Impetus

C’est donc dimanche, jour du Seigneur, et je suis réveillé en sursaut par une espèce de fanfare médiévale organisée par les gueux du coin, probablement pour célébrer l’anniversaire du retour de croisade de leur suzerain le grand-duc d’Ajençon en l’an de grâce 1010, ce dont nous n’avons strictement rien à secouer, au fond.
En plus j’ai dormi comme une merde, et tout ça me met d’humeur très trash. Contrairement à ce que je redoutais, le Docteur ne m’a pas violé pendant la nuit, mais il a eu un sommeil agité de violentes convulsions et de grognements obscènes. Putain, j’ai eu l’impression de dormir aux côtés de la fillette possédée de “L’Exorciste”! Et la perspective de plonger dans l’univers bruitiste expérimental de Karkowski et Ottavi, au programme cet après-midi, ne risque pas de m’aider à sortir du trou.
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16 avril 2010

IMPETUS, LA PROG DECRYPTEE part2

Impetus

“So, you wanna be hardcore?” lançait Notorious B.I.G. en ouverture de son hit de 1994, Machine Gun Funk… T’inquiète, on y pourvoie. Après le sludge, voici Sludge. Oui, ça se complique… Je reprends. Le sludge est un sous-genre du metal. Sludge est un groupe suisse qui arrache tout. Mais Sludge ne fait pas de sludge (ça aurait été trop simple): non, Sludge fait, comment dire, du “death metal hardcore mâtiné d’un tantinet de doom”… Un autre des 1.200 sous-genres cités plus haut…
Enfin, oublions les classifications. Sludge fait de la musique, et pas à moitié. Je n’ai jamais pu mettre la main sur leur classique “Scarecrow Messiah”, mais je me souviens des premières écoutes de leur dernier album, “Lava”: l’impression est énorme, gigantesque. On est saisi, happé, par un superbe fracas organique, une puissance de feu incroyable qui se déploie avec une maîtrise rare tout au long de compos ambitieuses et complexes, tendues à l’extrême, pleines de ruptures, de montées vertigineuses et d’effets tétanisants.
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