
A l’entrée du Cinéma des Quais, l’équipe des Eurocks attendait au grand complet. Posté sous l’escalier, Kem bombait le torse comme jamais : la soirée promettait d’être chaude. En arrivant dans la salle, la bande-annonce du dernier Scorsese inondait l’écran. Au bout de trois minutes d’attente et de pluie battante sur Shutter Island, le bon sens nous fit entrevoir que nous n’étions sans doute pas dans la bonne salle. Après ce faux départ à mettre sur le compte d’une signalétique défaillante, on se retrouva entre amis dans une salle beaucoup plus vaste. Comme le précisa d’emblée Jean-Paul Roland, l’équipe avait préféré un écran hyper large dans une salle un peu trop grande à une salle plus pleine avec un écran trop petit. Christian Allex profita du petit speech de présentation pour annoncer que le festival, désireux de s’écarter toujours plus des sentiers battus, était à la recherche de nouveaux lieux pour proposer des concerts encore plus improbables en décembre prochain. Il nous apprit également que pour bâtir la programmation de GéNéRiQ, il travaillait en liaison étroite avec le Cylindre, le Noumatrouff, la Poudrière et la Vapeur afin de tenir compte des biorythmes de chaque ville. A l’entendre, on se mit à imaginer que pendant que le mulhousien faisait la sieste, le bisontin était peut-être à la messe, le dijonnais au bistrot et le belfortain à la pêche sur les rives du Malsaucy.
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Il était une fois - ou plutôt il y a 6 ans - aux Eurockéennes 2002 lors du premier concert en France de Pharrell Williams et des N*E*R*D … Après avoir passé la journée à relever le bas du baggy afin déviter l’éclaboussure de boue qui ruine la journée, Pharrell, enfin au sec au catering, reçoit un “petit suisse” sur la veste : grosse colère et hilarité des convives. Je tenais le prétexte : la nécessité d’un geste de pardon du festival tout aussi spectaculaire que le jet de fromage frais. Avec une réponse qui se devait d’être aussi passionnante que le dit festival. Après avoir convaincu directeur et programmateurs (plutôt perplexes au départ) de lui offrir LE track bike, j’ai alors commandé à GOrilla (un signe supplémentaire de plus au regard du visuel de l’album des N*E*R*D), une marque suisse (autre signe) de réaliser un nouveau modèle de track bike. La réalisation du proto a été confiée aux 3 experts de GOrilla et le cadre à un des meilleurs techniciens au monde … Dessiné, soudé mis en peinture en Italie, le vélo a ensuite été assemblé à Zurich en Suisse. Entre la fabrication, l’assemblage, la livraison aux Eurocks et la remise une heure avant le concert du cadeau : 2 petites semaines. Un exploit !
Dans l’atelier italien du maître cadreur (tenu secret!), il y a une photo où on le voit remettre un vélo au Pape Jean Paul II qui regarde l’engin avec panique et incompréhension. Ce soir-là, Pharrell était juste très ému.
Par Pierre Emm (le lama)
www.gorillabicycles.com

Début mars, Baptiste, notre geek en chef, frétille sévère à l’idée d’accueillir pendant le festival GéNéRiq, l’équipe de la Blogothèque pour un Hors Série belfortain des Concerts à Emporter. Pour ceux qui n’auraient pas allumé un ordi depuis avril 2006, on rappelle que les Concerts à Emporter sont le fameux podcast video de la Blogothèque où chaque semaine Vincent Moon et son international crew filme- avec un joli grain- partout dans le monde une session musicale d’un artiste ou d’un groupe dans le quotidien de la ville. Comme Arcade Fire dans un ascenceur de l’Olympia.
« Capturer un instant, filmer la musique comme elle est arrivée, sans préparation, sans artifices « est le saint credo de l’équipe. Pour ce Hors série, retrouvez la pop céleste de T dans une halte garderie, Moriarty en l’église Saint Joseph, le folk nostalgique de Yulès pour les derniers clients de l’épicerie Perrello, Généric en session funambule au marché des Résidences, Sophie Hunger au Théatre Granit et le slam nouchy de Nash en rue piétionne.
Pour visiter Belfort et faubourgs en musiques.
Voir toutes les sessions : http://www.blogotheque.net/Moriarty