
Le rock et le rap, outils de subversion face aux mollahs. Le docu-fiction Les Chats Persans, de l’Iranien Bahman Ghobadi, est “une ballade ivre dans un sidérant Téhéran pop” (Les Inrockuptibles). Tourné à la sauvette, en dix-sept jours, Les Chats Persans offre à voir le combat des jeunes iraniens face à l’oppression du pouvoir pour s’adonner à leur passion, la musique. Ce film magnifique respire l’urgence : il s’agit de célébrer une génération sacrifiée, à la vitalité et au talent ébouriffants, en dépit des menaces et des brimades… Bahman Ghobadi, réalisateur aujourd’hui exilé à Paris, a filmé ces jeunes musiciens, leur ferveur, leur rage et leur énergie contagieuses clandestinement, caméra à l’épaule, et dresse un portrait décapant de l’Iran.
Si l’actualité donne un reflet tout particulier à ce film lauréat du prix cannois Un Certain Regard, Les Chats Persans est aussi l’occasion de jeter un oeil sur une scène musicale iranienne à contre-courant des idées reçues, où le le hip-hop le dispute au métal. (Lire la suite…)

Farrah Fawcett (2 février 1947 - 25 juin 2009)
Sky Saxon (1946 - 25 juin 2009)
Michael Jackson (29 août 1958 - 25 juin 2009)

Dernière mission pour le journaliste fm-r infiltré dans l’univers tumultueux de GéNéRiQ : suivre la clôture du festival qui passe notamment par une sortie rock’n'roll dans une citadelle fortifiée belfortaine. Ambiance…
« This one is for dancers ! » - 22 février, Belfort – Le Château. Manque pas d’air le chanteur de Jim Jones Revue. Voilà 72 heures qu’on se démène de bibliothèques en salles de concert, de bars en dancefloors et faut encore qu’on se fasse invectiver le dernier jour par un chanteur à noeud pap’. A sa décharge, on reconnaîtra au londonien d’avoir mis un peu de chaleur dans un dimanche aprèm qui en manquait cruellement. Jim Jones ? Ca sonne un peu comme des standards façon fifties ou sixties ; du Little Richard ou du Jerry Lee Lewis qu’ils disent dans les Inrocks. Un rock n’roll pur et dur donc qui ne ré-invente rien. Sans doute ce qui fait tout son charme. Un peu plus tôt, le duo allemand Schwefelgb squattait d’autres combles de la citadelle belfortaine. Une performance électro quasi-punk à vous faire remonter des souvenirs de nuits berlinoises. Comble du bonheur : la chemise cow-boy du frontman façon Buffalo-Grill de Moulins. C’est ce qu’on appelle avoir le sens du détail.
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Deuxième incursion des impertinents journalistes de fm-r au coeur de GéNéRiQ. Concerts à la bibliothèque ou dans les salles majeures de la région, fm-r a testé le festival.
« Y a des soirs où je me fais vraiment peur ! » - 21 février, Mulhouse – Le Noumatrouff. Cyril est batteur de We are Enfant Terrible. Il est aussi atteint d’une pathologie mentale revendiquée. Dopé à la «8 bits », l’électro-punk qu’il dégaine avec ses deux camarades de jeu traverse GéNéRiQ sous les louanges et contredit la règle qu’il faut toujours savoir se méfier du buzz. Rodé dans les clubs branchouillards de Londres, Paris ou Hong-kong, le show des Lillois est désormais calibré pour une montée en 1° division du rock. Une Nintendo DS collée aux semelles. Autre genre, autres mœurs avec The Mighty Underdogs devant un auditoire bien clairsemé. L’occasion de vérifier que pour le hip-hop comme pour la cuisine, c’est avec les vieilles recettes qu’on fait les meilleures soupes : deux MCs, une platine, un clavier aux faux-airs de Stéphane Guillon et bien entendu, un maximum de groove. ” We want the funk, we need the funk”, si t’es un nerd alsacien lève les bras !
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La Terre a tremblé à l’Ecole du Quai de Mulhouse pendant GéNéRiQ. Récit d’un sismologue maison qui a constaté l’étendue des dégâts.
Alors que les trois membres du groupe, partis en voiture de Rennes le matin même avec tout leur matos, finissent à peine la balance, le public arrive doucement. Il y a les élèves de l’école d’art de Mulhouse qui sortent par grappes des salles de cours et des ateliers. Il y a aussi les accros de GéNéRiQ, qui ne manqueraient pour rien au monde une occasion de se retrouver à l’heure de l’apéro (les élèves ont organisé une petite buvette) avant la première d’une série de trois grandes soirées au Noumatrouff. Dès que le trio (deux guitaristes et un batteur) se met en place, un arc de cercle se forme pour les écouter quasi religieusement. Le son du groupe est compact et tranchant, même si l’acoustique du lieu n’est pas idéale. Le batteur tape comme un dingue et gémi juste ce qu’il faut dans son micro pour ajouter une touche de rock’n’roll gluant aux compos.
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