A Vendôme (Loir et Cher), le festival des Rockomotives (prononcé « Rocko ») propose en fin de semaine et de mois d’octobre, un plateau musical d’après-midi de belle facture en la Chapelle St Jacques, référence nominale à Compostelle, posée pile sur l’itinéraire pèlerin. Début des célébrations vendredi, avec en ouverture et avant la pop indé et charmante, reprise en chœur, des canadiens Clues, celle minimaliste du trio anglais Micachu. Conduit par une jeunette androgyne agitée, ça reste joyeux et ça rigole entre les morceaux.
Les sessions chapelle se poursuivront dans l’allégresse le lendemain avec la bonne idée d’un plateau Talitres, label bordelais de grande tenue. Après le folk rock délicat mais appuyé de The Sleeeping Years, conduit par Dave Grundle, ex-leader des Catchers, on a bien cru devoir fuir les lieux face à la bande de hippies qui lentement prenait la scène. (Lire la suite…)
Une promenade digestive sur les rives du Lac Osisko pour le Piknic électronik où, en plein après midi ensoleillée et cagnarde, on retrouve avec plaisir nos fiers camarades de High Food dont on connaît le goût sûr. Présentation sur scène de leurs nouveaux poulains électro : Le Matos, soit 3 jeunots sapés blaser noir et blanc, façon Le Prisonnier Mac Gohan. Avec leur remix électro de Coeur de Pirate, ils font danser les gosses du parc et grommeler les pros, ces adultes jamais contents. On quitte la place pour un pot avec Madame la -sympathique- Ministre de la Culture et manquons avec regret le set du génial Ghislain Poirier qui s’installe aux platines et précède Omnikron. Reprise du copieux programme en soirée avec en songwritter toute puissante : Ariane Moffatt, véritable star au pays et abonnée du festival (avec 3 passages depuis 2004, elle gratte le score de Olivia Ruiz au Malsaucy !) (Lire la suite…)
A Rouyn-Noranda, petite ville aurifère du Québec sise à 700 kms de Montréal (Canada), il y a un type remarquable, un gars extra qui fait crac boum hue, un jeune homme qui se démène avec passion pour la musique chez nos cousins francophones. Sandy Boutin est l’heureux initiateur et boss d’un joli Festival des Musiques Emergentes (FME). Le genre de garçon à offrir un BBQ méchoui géant (avec entrée et dessert !) à tous les festivaliers quand résonnent les premières notes (rock) au Cabaret de la Dernière Chance, rade bien nommé au vu des vertigineuses immensités forestières qui couvrent une région -Québec- 2,5 fois grande comme la France mais avec 8 fois moins d’habitants.
Le soleil est au rendez-vous pendant les 5 jours de festivités de cette 7eme édition, même si tout celà se passe en majorité dans les bars de la ville, hormis quelques instants musicaux à la marge (session électro dans le parc municipal, afters dans une ancienne église !).
Seconds à l’ Ipod Battle, prem’s au Karting Race, pas les derniers à l’apéro mais bredouilles à la pêche : les gars des Eurockéennes se sont, dans l’ensemble, plutôt bien tenus.
La météo et la géo posées, le palmarès dévoilé, passons au menu musical et retenu. (Lire la suite…)
Au rayon garçon, quand le duo P.O.S ( écurie Rhymesayers) a fracassé tout au Buffalo Billars, on était là tout près de son pote de label : Brother Ali, qui nous a redit son plaisir d’avoir joué en 06 sur la plage du Malsaucy. On est aux anges. Ca se serre des louches. La veille au soir au Social Club, Ali nous a montré une fois encore qui était le patron. The Thruth is here ! (Lire la suite…)
on avoue : une partie de la troupe Eurocks part chaque année à Austin un peu pour le business et beaucoup pour le hip hop et affilié. Pendant 4 jours de mars dans cette douce ville texane réputée historiquement pour son rock psychédélique buriné au soleil, le baromètre rap soul (majoritairement ricain) y donne la tendance. Girls first ! On attendait avec grande impatience celle qui nous a fait faux bond en février dernier pour GéNéRiQ 09 : Janelle Monae en concert au Stub’s héritière de la grande tradition des revues 40’s (Cab Calloway and c°), costard noir et blanc porté haut, noeud pap, extravagance capillaire et énergie à tous les étages… Mais si l’ex-choriste des Outkast capte toute l’attention, l’ensemble manque encore un peu de “live” avec 2 musiciens en retenue et choeurs à l’intérieur de l’ordi. (Lire la suite…)