
Puisque l’avenir du rock est toujours entre les mains des kids, Les Eurocks, Backstage Development et la Poudrière présentent Young Blood Party à la Poudrière samedi 10 avril 20:30. Une soirée (only) rock’n’ rol qui présente une certaine idée de la fougue pop rock à la française avec 3 groupes bientôt majeurs ! Avec en tête d’affiche, la révélation des dernières Transmusicales, The Wankin’ Noodles, véritable The Hives rennais, les roulements de batterie sont secs et puissants, les riffs acérés et le chanteur devient enragé quand la basse gronde. The Elextrix, combo régional, qui après avoir partagé les scènes du jeune rock hexagonal (Dodoz, les Shades, Second Sex…) et juste avant de décoller pour Londres et le mythique Rak Studio, reviennent dans leurs contrées pour réaffirmer tout le bien que l’on pense de leur rock cinglant et (bien) trempé. Et pour ouvrir les affaires, The Frooks (Belfort), joueront rageusement les titres de leur nouveau et premier EP, distribué gratos lors de cette soirée rock et généreuse.

Heureux Fabien Raymond, réalisateur chez Sequence SDP (boîte lyonnaise de prod audiovisuelle) qui a raflé le prix du dvd de l’année (Bashung live à l’Olympia) aux dernières victoires de la musique. Aux Eurocks, on savait le gars sympa et doué -depuis un bail, il réalise toutes les captations scéniques du festival-, et on est bien fier pour lui de le voir ainsi médaillé.
photo : Fabien Raymond (à droite) en compagnie de Carlo Nataloni, boss de Sequence SDP.

A l’entrée du Cinéma des Quais, l’équipe des Eurocks attendait au grand complet. Posté sous l’escalier, Kem bombait le torse comme jamais : la soirée promettait d’être chaude. En arrivant dans la salle, la bande-annonce du dernier Scorsese inondait l’écran. Au bout de trois minutes d’attente et de pluie battante sur Shutter Island, le bon sens nous fit entrevoir que nous n’étions sans doute pas dans la bonne salle. Après ce faux départ à mettre sur le compte d’une signalétique défaillante, on se retrouva entre amis dans une salle beaucoup plus vaste. Comme le précisa d’emblée Jean-Paul Roland, l’équipe avait préféré un écran hyper large dans une salle un peu trop grande à une salle plus pleine avec un écran trop petit. Christian Allex profita du petit speech de présentation pour annoncer que le festival, désireux de s’écarter toujours plus des sentiers battus, était à la recherche de nouveaux lieux pour proposer des concerts encore plus improbables en décembre prochain. Il nous apprit également que pour bâtir la programmation de GéNéRiQ, il travaillait en liaison étroite avec le Cylindre, le Noumatrouff, la Poudrière et la Vapeur afin de tenir compte des biorythmes de chaque ville. A l’entendre, on se mit à imaginer que pendant que le mulhousien faisait la sieste, le bisontin était peut-être à la messe, le dijonnais au bistrot et le belfortain à la pêche sur les rives du Malsaucy.
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