CAP’TAIN BOB R.I.P

Comment ne pas se souvenir de Brahim Aslafy dit Bob, cap’tain en chef ? Un grade qui lui permettait pendant le rush des Eurocks de débouler, sans prévenir, au milieu d’une réunion générale pour m’offrir le vinyle original (’le Zippo qui s’ouvre’) du Catch Fire de Bob Marley. Enfant du pays (de Montbéliard), rares sont les éditions du festival que cet ex-rude boy ait pu manquer. Figure indispensable et incontournable au Malsaucy, son avis éclairé sur la sélection reggae annuelle des Eurocks était attendue avec crainte. En maître de cérémonie alternative du festival, celui-là même qui m’a présenté un après-midi à Ben Harper, avait toujours le bon cadeau : compilés avec soin, les cd « pour les vacances » toujours impeccables : Ken Boothe, Alton Ellis, le son Trojan ou celui du Studio One… Bob avait les riddims chevillés au corps. Les Eurocks perdent un ami cher. Rest in peace!
