
Dimanche soir dés la fin du festival, au Bar du Boulot pour la party finale, pendant que Asher Selector, aux platines, balance dru Dillinger, 2 badgés me balancent simultanément un “T’es content ?” en stéréo. Mille fois la question me sera posée. Tous ceux que je croise. Potes, partenaires, pro, techniciens. “T’es content ?” Plutôt ouais et jusqu’à l’os.
Lundi soir, toute l’équipe ressort du Malsaucy vidée, essorée. A vue de nez, moins 3 kg en moyenne par personne. Les stagiaires ont du mal à quitter l’euphorie ambiante et les bureaux. On l’avoue : l’affluence - près de 100 000 - n’avait jamais été évoquée ni même songée, englués malgré nous dans cette affaire poisseuse de “guerre de festivals”, de “concurrence économique”, de “J’en ai une plus grosse que ceux de Belfort”. Bullshit ! Alors que nous, nous brûlions de parler de l’énergie musicale de notre affiche.
On retiendra donc pêle-mêle : Jacques Livchine du Théâtre de l’Unité distribuant les billets de banque à l’entrée du festival, la frénésie sexuelle qui, la nuit du vendredi soir, s’empare d’un camping désinhibé (du jamais vu, dixit la sécu) et en rupture de stock de préservatifs. “Ne prononce plus jamais ce mot là devant moi !” menace Daniel Darc à l’adresse d’un “Rock’n roll !” lancé par un spectateur. Et Beth Ditto quittant un Chapiteau en feu et puis telle une sainte, pose sa tête avec stigmates sur le torse de Kem : l’absolution faite au programmateur. Soko, un joli cabri qui sautille backstage, ravie d’avoir poussé la chansonnette pop avec le gars Doherty, Vampire Week-End tout surpris de jouer sur une plage, Nash qui, à la prison de Belfort, jamme méchante avec des détenus, le chorégraphe Frank II Louise qui flippe sa race juste avant la première expérience danse (réussie) du festival. Des moments inoubliables aussi aux confs de presse : les mots du coeur de Hervé Bordier (ex-Transmusicales) à l’attention de l’équipe, la dédicace musicale (Houston/Lee Hazlewood) de Rosemary des Moriarty. Et résonne encore la puissante version fantomatique sous ciel étoilé de Tupelo par le Grinderman de Nick Cave, un Whole Lotta Rosie d’anthologie balancé par la Fender d’Amadou. Et on n’oublie pas ce type qui mangeait peinard un kebab au milieu des dizaines de turbulents qui envahissaient la scène de Fucked Up. Cool dans le maelström : le résumé idoine du festival 08.
Rendez vous l’année prochaine même date même heure. Bon été
Par jpr - directeur des Eurockéennes
Crédit photo : Rod le Hiboo

Neuvième et dernier numéro de la saison pour “Jakadi”, la chronique de Jacques Livchine (co-directeur du théâtre de l’Unité) sur Pluie Violette.
Cela m’impressionne les Eurocks. Surtout que j’y reste de 9H le matin à tard dans la nuit. Une organisation démente. Il y a des systèmes de bracelets indétachables et chaque bracelet donne droit à certains accès. Tout le monde veut «village pro». Si t’es quelqu’un c’est le minimum «village pro», c’est magique, tu donnes RV au «village pro», au «village pro» tu croises tout le monde, tu te demandes comment tout le monde y rentre à «village pro». Baptiste me dit qu’il a eu le bracelet par un copain qui a son père qui a un copain qui bosse aux Eurocks ; mais dans «village pro», il y des issues cachées qui te conduisent à de supers salons VRP de luxe. Il y a l’espace Conseil Général, au milieu de «village pro». Je me fais refouler, pourtant le buffet - paraît-il - est succculent. Au-dessus de «village pro», t’as le backstage et sans doute des espaces rockstars, mais là c’est zone secrète, inaccessible et super protégée. La soute des Eurocks c’est le camping. Ils viennent de toute la France, c’est tribal, ils sont déjantés, ils scandent toutes les cinq minutes «apéro». J’ai le privilège de jouer devant eux, ils apostrophent les acteurs, les invectivent, ah du vrai théâtre populaire à l’ancienne, car maintenant même dans les festivals de théâtre de rue on est tranquille. Dans «village pro», t’as plate forme pro, pour ne pas te mêler aux gars du camping pour voir les concerts. C ‘est pas bien, il n’y a pas d’ambiance. Je redescends. C’est énorme. Sur un grand écran tu peux te voir, toi public, grâce à une caméra aérienne. Massive Attack, nous sommes 30 000. C’est carrément de l‘ordre du rituel antique. Mon pauvre petit théâtre ne tient pas le choc à côté. Mais je me dis : voilà l’esprit dionysiaque des origines du théâtre, il est dans ces musiques qui te rapprochent de la transe.
Pas le temps de laisser monter la transe. Demain départ pour Avignon.

Il était une fois - ou plutôt il y a 6 ans - aux Eurockéennes 2002 lors du premier concert en France de Pharrell Williams et des N*E*R*D … Après avoir passé la journée à relever le bas du baggy afin déviter l’éclaboussure de boue qui ruine la journée, Pharrell, enfin au sec au catering, reçoit un “petit suisse” sur la veste : grosse colère et hilarité des convives. Je tenais le prétexte : la nécessité d’un geste de pardon du festival tout aussi spectaculaire que le jet de fromage frais. Avec une réponse qui se devait d’être aussi passionnante que le dit festival. Après avoir convaincu directeur et programmateurs (plutôt perplexes au départ) de lui offrir LE track bike, j’ai alors commandé à GOrilla (un signe supplémentaire de plus au regard du visuel de l’album des N*E*R*D), une marque suisse (autre signe) de réaliser un nouveau modèle de track bike. La réalisation du proto a été confiée aux 3 experts de GOrilla et le cadre à un des meilleurs techniciens au monde … Dessiné, soudé mis en peinture en Italie, le vélo a ensuite été assemblé à Zurich en Suisse. Entre la fabrication, l’assemblage, la livraison aux Eurocks et la remise une heure avant le concert du cadeau : 2 petites semaines. Un exploit !
Dans l’atelier italien du maître cadreur (tenu secret!), il y a une photo où on le voit remettre un vélo au Pape Jean Paul II qui regarde l’engin avec panique et incompréhension. Ce soir-là, Pharrell était juste très ému.
Par Pierre Emm (le lama)
www.gorillabicycles.com

A quelques heures de son concert au Club Deville, la slameuse ivorienne revient en nouchy dans le texte sur son retour en France pour les Eurocks.
NASH (la go cracra du djassa) de la Côte d’Ivoire et le gbonhi FASO KOMBAT du Burkina Faso ont été pkopko pr gbayer aux eurockéennes après leur djafouly au fonton djahément (générik,du 25 fév au 10mars 08) ,ds un sôtôclô de bengué appelé belfort. Crangba depuis le 1er juillet,NASH et FASO KOMBAT ont djôssi molo sur leur wé du 1er au 02juillet ds une dome appélée (poudrière) .Et ils ont lah un fouhin gbahément le jeudi 03juillet 2008 à la kaba de belfort,avant le doungba djahément (eurockénnes)par rapport au coka et aux môgôs de la kabadome.C est pas blô,le show était fouladjassant avec des kabachars enjaillés et cliwas ki ont sinkraboité jusqu’à lascaras .Le 04juillet,le gbOnhi FASO KOMBAT a gboro et a fait tchèkè ds un djassa(club Deville) des eurockénnes devant un gbonhi de môgônis et de gourous ki étaient enjaillés et ki tchayaient sans dindin,Nash a panpan sur 2de leurs gbahéments. Sans couman dra hein,wèèèèèè,ils ont djafoule .le dimanci 06juillet de 16h30 à 17h10,ce sera au tour de la pkèpkèrine NASH de faire son gbahément et bobaner FASO KOMBAT sur 2 de ses gbahéments ds le même glôglô(club Deville). Affaire à propro…
(traduction ci-après)
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Pas vraiment chanceux le type. Il croyait faire la une des journaux aujourd’hui le Raymond. Tout était prévu. Dommage, mais ce sera seulement « l’Equipe » pour lui ce matin. Finalement juste normal pour du foot. Et oui ! Il reprend l’équipe, réussit à virer tout le monde tranquillou. “Et toc toc permettez nous voilou” les mecs reviennent .Il croit gagner une coupe du monde et notre Zizou décide de jouer du coup de boule justement ce soir là. Et là manque de peau c’est Ingrid bettancourt qui vient gacher la fête.
Oui elle est revenue et y’ a plus important que lui. En effet dans la vie y’a toujours plus important.
Ce qui était devenu une préoccupation de tout un pays est relegué au second plan et c’est peut être sa chance. Les français vont encore penser à autre chose et Sarko va en profiter pour continuer…Tout fout le camp, les politiques, les médias même libé (que je ne vais bientôt plus acheter depuis la Une pathétique sur Carla) . Il ne nous reste plus grand chose : la culture, l’art, la musique et des mecs (et y’en a) qui continuent à se battre pour faire bouger les choses. Si vous avez des idées pour mettre le bordel je suis là, Pierre Walfiz et « Trompe le monde » aussi !