11 juillet 2008

“T’es content ?”

pharrel.jpg

Dimanche soir dés la fin du festival, au Bar du Boulot pour la party finale, pendant que Asher Selector, aux platines, balance dru Dillinger, 2 badgés me balancent simultanément un “T’es content ?” en stéréo. Mille fois la question me sera posée. Tous ceux que je croise. Potes, partenaires, pro, techniciens. “T’es content ?” Plutôt ouais et jusqu’à l’os.
Lundi soir, toute l’équipe ressort du Malsaucy vidée, essorée. A vue de nez, moins 3 kg en moyenne par personne. Les stagiaires ont du mal à quitter l’euphorie ambiante et les bureaux. On l’avoue : l’affluence - près de 100 000 - n’avait jamais été évoquée ni même songée, englués malgré nous dans cette affaire poisseuse de “guerre de festivals”, de “concurrence économique”, de “J’en ai une plus grosse que ceux de Belfort”. Bullshit ! Alors que nous, nous brûlions de parler de l’énergie musicale de notre affiche.
On retiendra donc pêle-mêle : Jacques Livchine du Théâtre de l’Unité distribuant les billets de banque à l’entrée du festival, la frénésie sexuelle qui, la nuit du vendredi soir, s’empare d’un camping désinhibé (du jamais vu, dixit la sécu) et en rupture de stock de préservatifs. “Ne prononce plus jamais ce mot là devant moi !” menace Daniel Darc à l’adresse d’un “Rock’n roll !” lancé par un spectateur. Et Beth Ditto quittant un Chapiteau en feu et puis telle une sainte, pose sa tête avec stigmates sur le torse de Kem : l’absolution faite au programmateur. Soko, un joli cabri qui sautille backstage, ravie d’avoir poussé la chansonnette pop avec le gars Doherty, Vampire Week-End tout surpris de jouer sur une plage, Nash qui, à la prison de Belfort, jamme méchante avec des détenus, le chorégraphe Frank II Louise qui flippe sa race juste avant la première expérience danse (réussie) du festival. Des moments inoubliables aussi aux confs de presse : les mots du coeur de Hervé Bordier (ex-Transmusicales) à l’attention de l’équipe, la dédicace musicale (Houston/Lee Hazlewood) de Rosemary des Moriarty. Et résonne encore la puissante version fantomatique sous ciel étoilé de Tupelo par le Grinderman de Nick Cave, un Whole Lotta Rosie d’anthologie balancé par la Fender d’Amadou. Et on n’oublie pas ce type qui mangeait peinard un kebab au milieu des dizaines de turbulents qui envahissaient la scène de Fucked Up. Cool dans le maelström : le résumé idoine du festival 08.
Rendez vous l’année prochaine même date même heure. Bon été

Par jpr - directeur des Eurockéennes

Crédit photo : Rod le Hiboo

8 juillet 2008

Un vélo pour Pharrell Williams

pharrel.jpg

Il était une fois - ou plutôt il y a 6 ans - aux Eurockéennes 2002 lors du premier concert en France de Pharrell Williams et des N*E*R*D … Après avoir passé la journée à relever le bas du baggy afin déviter l’éclaboussure de boue qui ruine la journée, Pharrell, enfin au sec au catering, reçoit un “petit suisse” sur la veste : grosse colère et hilarité des convives. Je tenais le prétexte : la nécessité d’un geste de pardon du festival tout aussi spectaculaire que le jet de fromage frais. Avec une réponse qui se devait d’être aussi passionnante que le dit festival. Après avoir convaincu directeur et programmateurs (plutôt perplexes au départ) de lui offrir LE track bike, j’ai alors commandé à GOrilla (un signe supplémentaire de plus au regard du visuel de l’album des N*E*R*D), une marque suisse (autre signe) de réaliser un nouveau modèle de track bike. La réalisation du proto a été confiée aux 3 experts de GOrilla et le cadre à un des meilleurs techniciens au monde … Dessiné, soudé mis en peinture en Italie, le vélo a ensuite été assemblé à Zurich en Suisse. Entre la fabrication, l’assemblage, la livraison aux Eurocks et la remise une heure avant le concert du cadeau : 2 petites semaines. Un exploit !
Dans l’atelier italien du maître cadreur (tenu secret!), il y a une photo où on le voit remettre un vélo au Pape Jean Paul II qui regarde l’engin avec panique et incompréhension. Ce soir-là, Pharrell était juste très ému.

Par Pierre Emm (le lama)

www.gorillabicycles.com

6 juillet 2008

Nash/Affaire à propro

nash.jpg

A quelques heures de son concert au Club Deville, la slameuse ivorienne revient en nouchy dans le texte sur son retour en France pour les Eurocks.

NASH (la go cracra du djassa) de la Côte d’Ivoire et le gbonhi FASO KOMBAT du Burkina Faso ont été pkopko pr gbayer aux eurockéennes après leur djafouly au fonton djahément (générik,du 25 fév au 10mars 08) ,ds un sôtôclô de bengué appelé belfort. Crangba depuis le 1er juillet,NASH et FASO KOMBAT ont djôssi molo sur leur wé du 1er au 02juillet ds une dome appélée (poudrière) .Et ils ont lah un fouhin gbahément le jeudi 03juillet 2008 à la kaba de belfort,avant le doungba djahément (eurockénnes)par rapport au coka et aux môgôs de la kabadome.C est pas blô,le show était fouladjassant avec des kabachars enjaillés et cliwas ki ont sinkraboité jusqu’à lascaras .Le 04juillet,le gbOnhi FASO KOMBAT a gboro et a fait tchèkè ds un djassa(club Deville) des eurockénnes devant un gbonhi de môgônis et de gourous ki étaient enjaillés et ki tchayaient sans dindin,Nash a panpan sur 2de leurs gbahéments. Sans couman dra hein,wèèèèèè,ils ont djafoule .le dimanci 06juillet de 16h30 à 17h10,ce sera au tour de la pkèpkèrine NASH de faire son gbahément et bobaner FASO KOMBAT sur 2 de ses gbahéments ds le même glôglô(club Deville). Affaire à propro…

(traduction ci-après)

(Lire la suite…)