Tout a commencé par une discussion entre les Vieilles Charrues et les Eurockéennes, très vite rejoints par la Route du Rock, Nuits Botanique, Furia, Summer, Paléo, Sziget? et l’envie de mieux faire conna?tre la passion que chacun met. Au bout, un premier mag’ des festivals en 2004 et des rencontres, professionnelles mais toujours amicales. Profitant de cette carte blanche à Iceland Airwaves, on convie tout le monde à venir avec nous. On glousse en mode ininterrompu, les 3 Eléphants improvisent un apéro dans leur chambre d’h?tel, on se croise dans tout ce que Reykjavik compte comme bar et clubs? Impossible d’aller en Islande sans passer par la case tourisme. C’est entre les failles américaine et européenne qu’a été prise cette photo, sur la route des geysers mythiques. A quelques mètres de là, mais il y a bien longtemps, l’Histoire de l’Islande débutait.
Iceland Airwaves prend chaque année possession du Blue Lagoon, immense espace de relaxation géothermique, perdu à 1 heure de Reykjavik. On a complètement craqué dessus quand on y est allé l’an passé, pris contact avec la très cool équipe du festival et nous voilà avec une carte blanche Eurockéennes @ Blue Lagoon?
Avec nous, les DJ’s Casper, Pharell de Fluokids et Detect. Les premiers débutent avec quelques soucis techniques, un vent qui vous rappelle où vous êtes, des nuages qui s’amoncellent mais un sourire aux lèvres qu’ils n’auront pas quitté du séjour. Quand Vincent/Detect s’installe sur les rives du Blue Lagoon à son tour, voilà qu’une folie furieuse s’empare des festivaliers baigneurs. Le détonateur : Boys Noize et leur Feel Good. Ca hurle de joie, ?a slamme dans tous les coins, ?a ne s’arrête plus? Ce qui devait être un chill-out bien sage s’est transformé en célébration de l’urgence enragée !
> Ecoutez Detect - “Bump”
Remerciements à : Ellie & Bryndis, Eldar et Dilja (Iceland Airwaves), Magnea, Alex, Thierry Boillot et Alex Stevens (photos).
Mercredi 17 octobre, aéroport Charles de Gaulle/Paris, départ pour Ouagadougou/Burkina Faso. A moins de 6h de Paris se joue la 7 éme édition du Waga hip hop 07, le plus grand festival de cultures urbaines d’Afrique de l’Ouest. Une intervention dans un panel pro autour de la notion de réseau (du sérieux !) est l’occasion de revoir des amis chers et plonger de bonne gr?ce dans le bain amniotique du rap africain. Arrivée tardive à l’aéroport de Ouagadougou en compagnie de Oxmo Puccino et ses Jazz Bastards. Pour sa première étape de tournée africaine, Oxmo re?oit à sa sortie de douane un accueil présidentiel d’une cinquantaine de fans qui scandent son nom. Le géant Oxmo semble touché en plein c?ur.
Il s’agit tout d’abord de trouver les bonnes mob pour 5 jours intenses de déambulations urbaines en milieu musical burkinabè. Une fois l’affaire bouclée (2000 cfa/jour pour une 50 cm3 Big Boss à vitesse et autocollants -Alicia Keys/50 cent/Vierge Marie-, nous découvrons à Ouaga, ville fourmilière, une multitude d’équipements culturels de premier ordre : locaux de répét, salles de spectacles couvertes, arènes, centre chorégraphique, théatre urbain en plein air. On sent partout la pulsation de la musique et du rap en particulier. On a la pêche.
Dans les locaux de répèt du Jardin de la Musique (Reemdoogo), un coup de coeur direct pour les nouveaux guerriers du hip hop burkinabè : Malk’höm et David, 2 mc’s qui rappent en fran?ais et mooré au sein de Faso Kombat. Les lyrics sont incisives, ?a claque, c’est du bon.
Octobre 07, c’est pile les commémorations du vingtième anniversaire de la disparition du révolutionnaire panafricaniste Thomas Isidore No?l Sankara, assassiné le 15 octobre 1987 et celle de l’accession au pouvoir de Blaise Campaoré, actuel président du pays des hommes intègres. Les spéciales dédicaces, hommages et autres mentions se succèdent sur toutes les scènes en particulier au concert des espoirs togolais Fonetic, des rappeurs Smokey (Burkina) et de Awadi (ex Positive Black Soul/Sénégal). Association du thé?tre burkinabè(ATB) et Centre culturel fran?ais (CCF) pour les uns, Stade municipal avec Goudé et ses Magic Sytem pour les autres. Une ombre sankariste en treillis révolutionnaire, rêvée altermondialiste et anti-impérialiste, plane sur le festival.